Par arrêté ministériel du 20 juin 1929, le tombeau de l’église Sainte-Geneviève fut classé monument historique. Ce tombeau daté du début du 16ième siècle connut de tout temps une grande célébrité. Il fit l’objet de pèlerinages grandioses surtout le lundi de Pâques. Les pèlerins se rendaient ensuite à Longwy-Haut pour s’y divertir auprès de nombreux forains. Ce fut l’origine de la foire de Pâques de cette ville. Ce tombeau fut honoré de la visite du roi Louis XIV lorsqu’ il vint, en 1682, inspecter les fortifications de la place forte de Longwy. Pendant l’occupation allemande de 1914-1918, les Allemands tentèrent de l’emporter en Allemagne : l’intervention énergique de M. le Curé Bourgeois réussit à empêcher ce sacrilège.

 

Le 1er septembre 1939, Hitler envahit la Pologne. Le 3 septembre 1939, la France et la Grande Bretagne déclarèrent la guerre à l'Allemagne. Le 28 septembre 1939, le raccordement SNCF de l'usine de Rehon servit de point de départ à l'évacuation de certaines familles membres du personnel. Les personnes âgées et les familles ayant des enfants en bas âge prirent place dans des wagons de voyageurs. Les wagons à bestiaux furent réservés aux personnes valides. Le manque de personnel dû à la mobilisation générale entraîna l'arrêt de 2 hauts fourneaux. Sur les parcs du parachèvement les productions de ronds à obus de tous diamètres remplacèrent celles des rails et des poutrelles.

 

 

Contrairement à l’avis de Pétain, le général Condé décida de défendre le secteur de Longwy. Les 9, 10 et 11 mai 1940, après la « drôle de guerre », les commandos allemands traversèrent le Luxembourg, en civil et s’infiltrèrent dans le flot des réfugiés. Le 10 mai, ce fut l'arrêt total de l'usine de la Providence. Le 11 mai : l’ennemi abordait la Position Avancée de Longwy. Dans la nuit du 11 au 12 mai, l’ennemi testait la défense française. Le 12 mai eut lieu la première attaque des Allemands au pied de la place forte de Longwy. Toutes les unités, dont les missions étaient de couverture ou de combat retardateur se replièrent au cours de la nuit.

 

Le 13 mai marqua l’attaque générale des Allemands et une défense des Français tous azimuts. Les soldats de la 7ième compagnie escaladèrent le crassier de Rehon. A 21 h 45, les éléments restants du 2ième bataillon du 227ième R.I., franchirent la Chiers les derniers, sur ce pont de Rehon qui refusait de sauter…

 

Le pont provisoire de Rehon avant puis après son dynamitage

(Photothèque Marcelle Rideau)

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