Au printemps de l’année 1865, des arpenteurs et des géomètresréapparurentdans la prairie Sainte-Geneviève où desterrains avaient été vendus à une société appelée « La Providence ». Au cours de cette même année, de nouvelles voies ferrées furent posées et des matériaux de toutes sortes furent déchargées. Bientôt se profila dans le paysage la silhouette des deux premiers hauts fourneaux. Ils furent mis en service l’année suivante pour produire de la fonte ; la société prit le nom de « Forges et fonderies de la Providence ». Son siège social était situé à Marchienne-au-Pont, en Belgique. Son premier directeur fut M. Helson. En 1866, 180 à 200ouvriersy travaillaient. Pour loger les ouvriers, en 1869, les cités ouvrières de la rue Saint-Pierre furent commencées. Leur construction sera stoppée au moment de la guerre de 1870-1871. Le haut fourneau n° 3 fut construit en 1870 ; il faudra attendre 1878 pour sa mise à feu. Détruit par les Allemands en 1918, il sera reconstruit sur une ligne perpendiculaire à la précédente (350 tonnes par jour).

 

Les hauts fourneaux de la Providence

 

En 1914, l'usine produisait 180 000 tonnes de fonte ; le 1er août 1914, le silence régna sur l'usine. En 1918, l'effectif fut réduit à 80 hommes. En 1920 : l'usine fonctionna à nouveau avec deux hauts fourneaux. L’usine comptera jusqu’à 7 hauts fourneaux. Le 9 janvier 1958, le haut fourneau n° 7 fut allumé. Ce fut le plus grand des hauts fourneaux construits à Rehon (1467 t, en 24 heures, en juin 1981). En 1960, l’usine comptait 3500 ouvriers dont des Belges ; elle produisait 6% de l’acier et 50 % du feuillard français. En 1979, seuls 4 hauts fourneaux fonctionnaient encore ; cette année vit la mise en service de la nouvelle aciérie. Le 19 décembre 1979, la Société « Cockerill-Ougrée-Providence » fusionna avec Usinor. L'activité de l'usine de Rehon dont la production s'arrêta en 1987 fut démantelée à partir de 1988.

 

Pendant la guerre de 1870-1871, Rehon vit arriver les Prussiens qui s'installèrent chez l'habitant. Ils réquisitionnèrent tout ce qu'il leur était nécessaire.

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