De 1914 à 1918, Rehon fut occupé par les Allemands qui s'installèrent chez l'habitant et dans l'usine. Le dortoir des ouvriers célibataires devint cantonnement et poste de garde. Durant quatre ans la population subit toutes sortes de contraintes et de réquisitions : interdiction de se rassembler, de quitter le village, de sortir après le couvre feu et obligation de fournir tout ce que l'occupant réclamait pour soutenir l'effort de guerre. Le maire de Rehon, M. A Sévrin reçut les ordres de la Kommandantur.

 

Les Allemands devant les Grands Bureaux de la Providence, en 1914

Association des Anciens de la Providence

 

Après l’armistice du 11 novembre 1918 et le traité de Versailles, la récupération des matériels volés, la commande de machines neuves, l'approvisionnement en minerais et coke, les réparations demandèrent des sommes très importantes. Les dossiers de dommages de guerre furent constitués. Le haut fourneau n° 1 fut remis à feu le 23 mai et le haut fourneau n° 2 allumé le 14 octobre 1919. En 1921, la reconstitution de la capacité de production d'avant-guerre était terminée. La production de 1921 (192 802 tonnes d'acier lingots) retrouvait celle de 1913 (184 836 t).

 

Le calvaire, rue de Cutry, fut construit en 1921, afin de commémorer la paix retrouvée mais surtout en remerciement à sainte Geneviève, patronne de la commune. Le 6 octobre 1928, l’édification d’un monument fut décidée par le conseil municipal en hommage aux morts de la première guerre mondiale.

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