Après la guerre de 1870, garder des ouvriers expérimentés devint une préoccupation pour les dirigeants d'usine. De nombreuses cités ouvrières virent le jour à Rehon : la rue Saint-Pierre fut commencée en 1869. En 1880, l’hôpital Saint-Pierre fut construit au bout de la rue du même nom. Il fut agrandi avant la guerre de 1914-1918, avec l’ajout d’une aile sur sa gauche. Il abritera ensuite les religieuses infirmières pour soigner les nombreux blessés de l’usine et la population. L’infirmerie sera déplacée en 1961, rue de Lexy. Le bâtiment hébergera ensuite la bibliothèque de la Providence. Les cités rue Saint-Pierre, rue de Lexy et rue Virvaux abritèrent 43 familles vers 1909.

 

Vers 1910 fut édifiée la rue Aubrion et dans le même temps, les travaux de construction de la rue Mézières furent entrepris. La rue Lacanne vit le début de sa réalisation en 1921. Avant 1925, l'ensemble du personnel de l’usine de la Providence comprenait 1937 personnes.

 

Les cités ouvrières : rue Aubrion, rue Mézières, rue Lacanne

 

On vit s'édifier dans toute la région des coopératives, des écoles, des garderies d'enfants, des hôpitaux, des salles des fêtes, des églises, des installations hygiéniques de douches et bains... En 1926, pour attirer les ouvriers d'élite, l'usine de la Providence acquérait le domaine d'Heumont d'une superficie de 98 ha afin d’envisager l'édification de logements (cabinet « Lebourgeois*Zimmermann »). La vieille ferme d’Heumont allait être le témoin d'un bouleversement du paysage qui lui sera fatal.

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